Suis-je prêt(e) pour la communion fraternelle?

La marche chrétienne est une marche individuelle et aussi une marche collective en ce que l’Église n’est pas constituée d’un seul disciple mais de l’ensemble des disciples de JÉSUS CHRIST. Il ne s’agit donc pas d’une marche individualiste (= moi, moi, moi, il n’y a que moi) mais d’une marche au cours de laquelle nous évoluons comme étant membres les uns des autres comme cela a déjà été évoqué dans une note à lire ICI 

Actes chapitre 2 versets 41 à 42 41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.42 Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.

La communion fraternelle est l’un des moyens par lesquels le disciple est édifié pour ressembler davantage à son SAUVEUR JÉSUS CHRIST et celui-ci a la responsabilité de persévérer dans cette communion avec les autres disciples, ceux qui comme lui sont membres du corps de CHRIST.

Toutefois, comment cela pourrait-il être possible si le croyant ignore les implications de cette communion, de cette unité, de cet accord avec les autres saints/disciples autour de YEHOSHUA/JÉSUS LE CHEF DE L’Église?

Il y a plusieurs implications et dans le cadre de cette note nous en considérerons une afin de nous demander, chacun pour sa part, si nous sommes prêts pour la communion fraternelle, communion après laquelle soupirent certains disciples, à juste titre d’ailleurs.

Dans la mesure où le croyant/disciple est perfectible – tend vers la perfection – il doit avoir conscience que la faiblesse, le manquement est son partage tant qu’il sera dans ce corps de chair et par conséquent la communion avec les autres saints doit aussi être un moyen par lequel il est appelé à être corrigé, repris.

Proverbes chapitre 12 verset 1 Celui qui aime la correction aime la science; Celui qui hait la réprimande est stupide.

Proverbes chapitre 15 versets 31 à 32   31 L’oreille attentive aux réprimandes qui mènent à la vie fait son séjour au milieu des sages. 32 Celui qui rejette la correction méprise son âme, Mais celui qui écoute la réprimande acquiert l’intelligence.

Proverbes chapitre 27 versets 5 à 6  5 Mieux vaut une réprimande ouverte qu’une amitié cachée. 6 Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs.

Quel est ton rapport avec la correction, le reproche venant d’autrui?

Suis-je enclin(e) à recevoir avec un cœur disposé une remarque venant d’autres membres du Corps afin de m’en servir pour croître en CHRIST?

Prenons cet exemple concret dans les Écritures pour chacun nous examiner :

LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST reprend Pierre

 Matthieu chapitre 16 versets 13 à 23 13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme?14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.20 Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.

22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t’arrivera pas.23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.

Rappelons que ce que nous venons de lire n’est pas un récit sorti de l’imagination d’une personne mais le témoignage de ce qu’ont vécu des hommes faits de chair et d’os comme toi et moi, autrement dit, cette ce que nous venons de lire s’est bel et bien produit.

Pierre, celui qui est repris dans ce passage, avait comme toi et moi des sentiments et était aussi sujet à la faiblesse. Est-ce pour autant que son attitude a changé à l’égard de Son MAÎTRE? Pour ma part, n’y voyant pas une telle chose dans l’Écriture et pour ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, je réponds de fait par la négative, non.

Représentons-nous donc les choses dans leur contexte :

Pierre venait tout juste d’être encouragé par LE MAÎTRE QUI reconnut que la réponse qu’il donna à la question « Et vous qui dites-vous que JE suis? » lui avait été divinement inspirée. Pourtant, LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST ne se fie pas à cela pour en déduire que tout ce qui sortira par la suite de la bouche de Pierre sera d’inspiration divine. IL a continué de veiller sur Pierre parce que l’amour de DIEU fait de nous les gardiens les uns des autres pour qu’aucun de nous ne se détourne du DIEU VIVANT par désobéissance, autrement dit en péchant, en choisissant de ne plus dépendre de DIEU pour dépendre de soi-même (Lire attentivement Hébreux aux chapitres 3 et 4).

Pierre, notre aîné dans la foi, s’était peut-être senti encouragé à persévérer, à continuer dans cette lancée comme chacun de nous l’est lorsque nous recevons des paroles qui nous font comprendre que nous avons bien agi, que nous avons fait ce qui était juste aux yeux de CELUI QUI est LE SAINT, que nous grandissons de la bonne manière en CHRIST. Seulement, ces encouragements ne doivent en aucun cas nous enfler d’orgueil au point d’oublier que ce n’est que lorsque nous (nos esprits humains) sommes soumis au SAINT ESPRIT que nous pouvons penser, dire, faire ce qui est agréable au DIEU VIVANT et VRAI, autrement ce sera par la chair/selon notre nature humaine que nous parlerons, agirons et cela ne produira certainement pas la vie de DIEU.

Romains chapitre 8 versets 5 à 9 5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.6 Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix;7 car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

De L’ESPRIT à la CHAIR

Étant donné qu’il ARRIVE au croyant/disciple de passer de L’ESPRIT – lorsqu’il avance en gardant ses regards fixés sur CELUI QUI est LA VIE, YEHOSHUA/JÉSUS – à la CHAIR lorsqu’il a le regard centré sur lui-même, il doit apprendre l’humilité pour accepter de se laisser reprendre par les autres, qui le font par amour. En effet, c’est par amour que LE PÈRE CÉLESTE reprend ceux qu’IL reconnaît pour Ses enfants et c’est de fait par amour que les saints sont appelés à se reprendre les uns les autres.

Hébreux chapitre 12 versets 5 à 11 5 Et vous avez oubliez l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend;6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.7 Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas?8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.9 D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie?10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

Le même Pierre au sujet duquel LE MAÎTRE avait rendu témoignage quant à l’inspiration de sa réponse, se retrouve ici à directement s’opposer à la volonté de DIEU. LE SAUVEUR DES HOMMES a repris Pierre par amour rappelons le, alors qu’IL le voyait emprunter une mauvaise voie. L’un pourrait penser que Ses paroles étaient dures or c’est ici même l’expression de l’amour qui ne cherche pas son propre intérêt et qui parle selon la vérité, avec l’espérance que l’autre se repente, se détourne de la mauvaise voie.

Comment aurais-je réagi à la place de Pierre? Comment réagis-je aujourd’hui face à une réprimande, un rappel à l’ordre venant d’un frère ou d’une sœur?

Lorsque je suis repris(e) par un autre membre du Corps de CHRIST, de l’Église dans le cadre même de la communion fraternelle, est-ce que mon cœur est bien disposé pour recevoir, accepter cette parole qui de premier abord peut sembler dure mais qui m’est utile?

Quand le croyant/disciple n’a pas un cœur disposé à être repris – un cœur humble – il tombera dans l’une de ces deux réactions :

1)  il n’accepte pas le reproche, le prend mal, se justifie ou encore s’emporte car à l’intérieur de lui son cœur est disposé de la manière à penser ceci par orgueil – par une trop haute opinion de lui-même :

« Mais pour qui se prend-il/elle pour me reprendre, se pense-t-il/elle meilleure que moi? De toutes les façons il y a ceci et cela qui ne va pas chez lui, il n’a qu’à ôter la paille de son œil avant de vouloir ôter la poutre du mien. Incroyable, les chrétiens toujours à vouloir juger les autres mais pour qui se prennent-ils? »

Ce croyant aurait plutôt dû se demander ceci : « Que puis-je tirer de ce qui vient de m’être reproché afin de grandir en CHRIST? ».

Il peut s’en suivre que le croyant garde de la rancœur à l’égard de celui/celle qui l’a repris et que leur relation à l’avenir soit sur le terrain de l’hypocrisie étant donné qu’il a gardé dans son cœur des sentiments impurs (ici à comprendre comme tant des sentiments non conformes à ceux qui étaient en JÉSUS CHRIST), injustes à l’égard de son frère, de sa sœur qui par amour pour lui a refusé de se taire et lui a dit la vérité.

2) il ne réagira pas en apparence du moins, fera mine d’accepter le reproche mais à l’intérieur de lui la colère, la justification (= « oui MAIS… ») et des sentiments impurs commenceront à se développer à l’égard de son frère/sa sœur en CHRIST.

Ce qui est bon à rappeler c’est que le péché commence à l’intérieur de nous, dans nos pensées, dans notre âme et les actes que nous posons n’en sont que l’expression visible. Pour l’exprimer autrement, le disciple pèche lorsqu’il choisit d’agir selon sa nature humaine plutôt que selon la nouvelle nature qu’il a reçue. Ainsi, aucune des deux réactions citées précédemment ne rend gloire à DIEU.

Il est possible d’agir autrement.

Pierre l’a fait, il a continué de suivre JÉSUS après cet événement et ne s’est pas arrêté dessus pour que sa relation avec JÉSUS ne change dorénavant à mesure que la position de son cœur aurait changé. Non, il n’en a pas été ainsi pour lui étant donné qu’il a regardé la réprimande du SAUVEUR avec un regard juste et non avec un regard égocentrique.

Comment est actuellement la disposition de ton cœur vis à vis des frères et sœurs qui ont eu à te reprendre dans le cadre de la communion fraternelle? Au-delà de ton attitude qui n’a peut-être pas en apparence changé à leur égard, qu’en est-il de l’attitude de ton âme à leur égard?

N’oublions pas que la réprimande, la correction d’un frère, d’une sœur en CHRIST est aussi l’expression d’un encouragement, l’encouragement à s’éloigner du mauvais sentier pour emprunter le sentier juste. Aspirons à vivre une réelle communion avec les autres membres du Corps du CHRIST et par conséquent disposons-nous à être corrigés lorsqu’il le faudra autrement, nous nous séduirons-nous mêmes.

Enfin, que le disciple qui à la lecture de ces mots reconnait avoir dernièrement agi ainsi – avoir été injuste (dans les paroles ou dans les actes par exemple) envers un frère/une sœur qui l’avait repris – se mette devant LE SAINT ESPRIT et je l’encourage à aller s’humilier devant son frère/sa sœur en demandant pardon.

Lire les notes suivantes :

Membres du Corps de CHRIST chacun pour sa part‏

Moi aussi

Que puis-je en retenir?

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